Titre : femme lenten / Auteur : Yves Picq http://veton.picq.fr / Licence : CC BY-SA 3.0 / Source : Wikimedia

La confiance exclut le contrôle !

L’expression « la confiance n’exclut pas le contrôle »  est contradictoire dans les termes, chronophage et anxiogène et dit deux choses contraires. Je vous fais confiance et, en même temps, vous êtes sous – mon- contrôle, c’est à dire : je ne vous fais pas réellement confiance. De deux choses l’une, soit vous faites confiance, soit vous ne faites pas confiance et vous restez dans un management directif. La confiance en soi détermine la confiance en l’autre et exclut l’idée d’un contrôle parce que la confiance est présente.

La confiance en soi est première

La personne pense en fait, sans se l’avouer vraiment : «Je n’ai pas confiance en moi ». Elle recherche une « protection » illusoire dans un contrôle générique et exprime deux peurs « panique » qui sont justement « incontrôlables » :

  • La peur de l’échec : le manager expert est incapable d’imaginer la réussite sans lui. La pensée négative de l’échec détermine l’échec de l’autre, s’il est possible. La suggestion négative de l’échec est réalisée dans 30% des cas selon le principe du nocebo.
  • La peur de l’à peu près : l’autre fera imparfaitement. Cette peur révèle, une vanité positive : un ego surdimensionné ou une vanité négative, une attirance morbide vers l’échec…

La confiance en l’autre est une dépossession

  • La peur de la liberté : Confier une tâche, c’est accepter qu’elle sera, quoi que vous puissiez imaginer ou penser, faite différemment.
  • La peur de l’altérité : Le management c’est « obtenir des résultats au travers les autres » Trujillo. L’autre n’est pas vous : il ne pense pas, ne réagira pas et ne fera pas comme vous ! Ces managers révèlent une peur de la relation, de l’autre et du management.

La peur de l’échec conduit à multiplier les contrôles, à atomiser le temps de l’autre et à l’échec dans 30% des cas. Définissez les contrôles et les délais avant c’est la clé de la confiance.