Penser le temps : Des entrepreneurs, des écrivains, des philosophes ont défini des « lois », des principes, des pratiques utiles pour mieux vivre son temps.

L’initiative rempart

L’initiative donne un sens à notre vie. L’initiative créatrice est un « vrai » rempart contre la substitution de votre métier par un robot. Le robot menace tous les métiers répétitifs. Quand les ouvriers ont été remplacés par  des robots, les surperviseurs et les agents de maîtrise ont souri. Quand les agents de maîtrise ont été remplacés par des robots, les cols blancs et les travailleurs intellectuels ont souri. Aujourd’hui les robots remplacent les avocats, les notaires et les rédacteurs. Les formateurs sont décimés par les MOOC. Les pilotes d’avion et les chirurgiens dans l’exercice de leur art, répètent des gestes précis et font preuve d’une adresse manipulatoire sont menacés. Le stress anéantit leur performance et reste inconnu, pour le moment, chez les robots.

L’initiative : une action

1 – Faire quelque chose au lieu d’attendre, de se plaindre ou de constater un dysfonctionnement. La victime se plaint sans agir, l’acteur, celui qui agit par lui même, agit sans se plaindre.

2 – Preuve en est donnée par l’action, la réalisation et le résultat tangible

3 – Initiative désigne le passage à l’acte au delà de la simple prise de conscience ou de l’intention.

L’initiative : une « créaction »

1 – Sortir d’une action impossible, inutile, absurde/incohérente en l’absence de moyens. Dans un hôtel, préparer une salle de séminaire soi-même en l’absence du personnel de salle ou de cuisine… L’initiative permet de sortir du non sens

2 – Redonner du sens au process dont le salarié a besoin pour « bien faire »: du temps, des moyens, du matériel qui fonctionne et des priorités définies et respectées pour faire le travail dans le « bon sens ».

3 – Supprimer l’incohérence vécue du système : demander de vendre un contrat inadapté aux besoins des clients…

Le robot menace tous les métiers répétitifs. L’initiative est un rempart contre la substitution de votre métier par un robot et donne un sens à notre vie.

La confiance exclut le contrôle !

L’expression « la confiance n’exclut pas le contrôle »  est contradictoire dans les termes, chronophage et anxiogène et dit deux choses contraires. Je vous fais confiance et, en même temps, vous êtes sous – mon- contrôle, c’est à dire : je ne vous fais pas réellement confiance. De deux choses l’une, soit vous faites confiance, soit vous ne faites pas confiance et vous restez dans un management directif. La confiance en soi détermine la confiance en l’autre et exclut l’idée d’un contrôle parce que la confiance est présente.

La confiance en soi est première

La personne pense en fait, sans se l’avouer vraiment : «Je n’ai pas confiance en moi ». Elle recherche une « protection » illusoire dans un contrôle générique et exprime deux peurs « panique » qui sont justement « incontrôlables » :

  • La peur de l’échec : le manager expert est incapable d’imaginer la réussite sans lui. La pensée négative de l’échec détermine l’échec de l’autre, s’il est possible. La suggestion négative de l’échec est réalisée dans 30% des cas selon le principe du nocebo.
  • La peur de l’à peu près : l’autre fera imparfaitement. Cette peur révèle, une vanité positive : un ego surdimensionné ou une vanité négative, une attirance morbide vers l’échec…

La confiance en l’autre est une dépossession

  • La peur de la liberté : Confier une tâche, c’est accepter qu’elle sera, quoi que vous puissiez imaginer ou penser, faite différemment.
  • La peur de l’altérité : Le management c’est « obtenir des résultats au travers les autres » Trujillo. L’autre n’est pas vous : il ne pense pas, ne réagira pas et ne fera pas comme vous ! Ces managers révèlent une peur de la relation, de l’autre et du management.

La peur de l’échec conduit à multiplier les contrôles, à atomiser le temps de l’autre et à l’échec dans 30% des cas. Définissez les contrôles et les délais avant c’est la clé de la confiance.

 

Le travail réalisation détruit votre temps

La valeur que vous accordez au travail définit le temps que vous lui consacrez. Deux conceptions du travail co-existent. La conception dominante rationnelle voit dans le travail un facteur de réalisation. D’autres, minoritaires, les aristocrates et les libéraux, considèrent que le travail (negotium) est aliénant et réduit le temps indispensable à l’oisiveté (otium)

1 – Le travail réalisation 

Autrefois on disait : « le travail est le meilleur loisir et est rémunéré ». Une conception positive du travail est forcément chronophage

  • L’investissement personnel. Un travail réalisation demande un investissement cognitif et émotionnel. Les victimes de « burn out » sont les salariés les plus impliqués dans leur activité. Leur problème, c’est de vouloir toujours faire plus et mieux.
  • La culture extensive du temps : quand vous voulez faire de mieux en mieux en moins de temps vous créez les conditions d’une pression du temps et d’une culture extensive du temps. La journée est toujours trop courte. Et la limite toujours déplacée pour réaliser le travail « imprévu » appelé à tort « urgence ».

 2 – Le travail contrainte : un « duty »

Le travail est une « contrainte en soi ». Cette expression négative en apparence affirme une vision pragmatique du travail. Pour les aristocrates, vivant de leurs rentes, le travail est la négation du loisir, le temps consacré à ne rien faire (negotium)

  • L’investissement est professionnel et limité au contenu et au résultat : the job done. Ce comportement « instrumental » effectif crée une « distance émotionnelle » avec le travail et votre manager. Cette distance préserve votre « temps ».
  • La culture intensive du temps : la durée d’un job est définie. Elle est forcément limitée dans sa définition. Cette durée réaliste correspond au temps réellement nécessaire pour réaliser le travail en une fois.

Négociez le contenu et un délai réaliste avant d’accepter un travail. Après, il sera trop tard ! Et le travail réalisation deviendra votre vraie « contrainte » : un duty ! Pour vous !

 

 

 

Pas mal

« Pas mal », ces deux mots peuvent vous faire perdre du temps.  Ils sont doublement négatifs, sans l’être vraiment… Ce café que vous venez de boire est « bon » ou « pas mal ». Vous le recommanderiez ? « Pas mal » est différent de « nul » et de « réalisé » . Cette expression est employée en anglais – not bad –  Elle fait référence au contenu d’un travail, à la réalité d’une situation et aux faits. En français, « Pas mal » est un jugement de valeur contradictoire produisant parfois un effet négatif et anxiogène sur la personne qui le reçoit…

Pas mal : le pouvoir d’une expression

Pas mal ne veut rien dire : L’expression « pas mal » ne veut rien dire et renvoie à une forme de « bêtise » de celui qui la prononce. La « bêtise » c’est le refus ou la négation des faits et de la réalité et de l’autre. Par méconnaissance, par manque de temps pour comprendre l’opinion de l’autre, le jugement de valeur « pas mal » permet d’éluder…

Pas mal est anxiogène : La double négation renforce la perplexité du destinataire. Sur une échelle de 1 à 10 comment évaluer l’expression : « pas mal ». Pour moi cela « vaut » 4 sur 10 au mieux. « Pas mal », ce billet est-il vraiment « pas mal » ? Combien vaut-il entre zéro et dix ?

Pas mal : une expression du pouvoir

Pas mal est indécidable : Les professeurs, les citoyens, les managers croyant évaluer le travail – donc les faits – et jugeant négativement  un ensemble associant le travail et le collaborateur : « c’est pas mal ! » rendent impossible l’action : Que faire ? C’est Bon ou à refaire ?

Pas mal est chronophage : Votre obligé attend de savoir si le résultat de son travail est conforme à vos « exigences, si son travail est « vraiment » terminé pour évaluer le temps qu’il va « devoir » encore y consacrer… En français, « Pas mal » est un jugement de valeur négatif et anxiogène rendant impossible la décision d’allocation du temps !

Mon temps, c’est ma vie !

Katherine Pancol et Thierry Marx ont un point commun : préserver leur temps, un temps de projets. Le temps est avec le geste et le feu, un des trois invariants de la cuisine. Préserver le temps «C’est devenu mon kodawari…ce qui est indispensable à chacun et auquel on ne peut pas toucher. »

Un emploi du temps pour mener à bien ses projets

1 – consacrer 80% de son temps à ses projets:  Dormir six heures par nuit ; faire du sport avant le travail et une chose après l’autre dans le temps défini

2 – Limiter le temps des autres à 20% du temps

3 – Éviter de perdre du temps ou de se disperser : « Je n’aime pas le retard, ni les e-mails, ni les coups de fils ou textos trop longs. »

 La vie : une valse à trois temps

1 – Vivre sa vie : le temps vie . Le temps c’est votre vie..Parce que nous sommes mortels. “La vie est pour moi le trait d’union entre deux dates : celles qui sont gravées sur la pierre tombale. C’est très court.”

2 – Vivre au présent : Le temps présent – Mon credo c’est « I am I can I will I do » ; je ne me pose pas de questions. « Il faut être comme une libellule dans la vie, vivre pleinement au présent, aller à gauche, aller à droite, avancer, ne jamais reculer. »

3 – Vivre l’instant : Le temps concentré du geste

La maîtrise du geste intègre la maîtrise de l’énergie et du temps. Agir à l’instant propice. La répétition du geste crée l’automatisme, l’automatisme renforce l’adaptation, l’adaptation crée la justesse et l’harmonie. « Ton pire ennemi est l’impatience, tu n’as pas de désir, ta grande force est ta loyauté, et ton règne c’est l’adaptabilité. » Miyamoto Musashi  maître d’escrime japonais du XVIIème siècle

Nous reviendrons dans un billet sur le temps de la triple présence à soi, au temps et aux autres.

Temps mort, temps vide

Le langage dit toujours la vérité au delà des apparences. Temps mort est paradoxal. Mort accolé à temps est un oxymore. Comme soleil noir. Sauf au basket ou un temps mort est l’occasion de remettre l’équipe sur les rails. Le temps c’est notre vie et nous sommes vivants. Un temps mort est sans activité et sans objet.

Un temps mort est un temps sans activité

Dans ces temps figurent tous les temps d’attente. On attend pour quelque chose ou quelqu’un sans rien faire d’autre. L’attente chez un médecin est incompréhensible. Il peut parfaitement décider d’affecter un temps incompressible pour les urgences vitales. Mon médecin de famille, face à ce type d’urgence dit aux patients dans la salle d’attente, j’ai une urgence dans mon cabinet, tous les rendez-vous sont décalés de deux heures. Tous les patients le comprennent et peuvent arbitrer, c’est à dire décider de leur temps. l’attente dans une file d’attente au supermarché peut-être l’occasion de rencontres et d’échanges agréables lorsque vous gardez les yeux ouverts… L’attente d’un(e) ami(e) qui ne « vient pas » est fondé sur une vraie raison, dont son absence ou son retard sont la preuve.

Un temps vraiment mort est également sans objet

Le temps vraiment mort est celui de la « répétition » du « même », sans raison, sans projet, sans direction. Il s’agit d’un temps dépourvu de « sens », de valeur et de signification. C’est le temps de la patience, un jeu pratiqué par les personnes vraiment seules dont l’objectif est de « tuer le temps » parce qu’il est « vide »… Tous ceux qui ont patienté  aux urgences sans savoir qui va s’occuper de vous, personne ne se présente, quand cela sera possible l’ont déjà vécu. Il suffit d’un regard et d’un sourire pour changer la donne.

L’impératif « Patientez » indique un temps gaspillé et volé : le vôtre. Sauf au basket !

100 jours pour changer !

La « théorie des 100 jours » a été popularisée par Milton et Rose Friedman analysant comment les gouvernements élus démocratiquement ont réellement réformé leur pays. En fait, la formule complète : 10 ministres, 10 mesures, 100 jours. La réforme suit une courbe décroissante en fonction du temps pour un individu comme pour un réformateur.

100 jours pour changer

Au delà de la « surprise » du changement la « routine » l’emporte et avec elle la velléité de changer. En trois mois, Roosevelt lança le New Deal, Pierre Mendès-France a mis fin à la guerre d’Indochine dans ce délai, le 7 mai 1954 et Mitterrand a lancé dans le premier mois 90 de ses « 110 propositions »… Les 20 autres étaient inapplicables…En 1988, Michel Rocard imposait la CSG et le RMI. A l’inverse, les « rois fainéants », Jacques Chirac élu avec 92% des voix ou Lionel Jospin bénéficiant de la croissance 2000 ont peut réformé « en donnant du temps au temps »…

10 actions à conduire par an.

Pour un individu, l’essentiel est donc de définir 2/3 priorités par trimestre et de s’y tenir.

1 – Quatre fois par an : faites une liste de vos objectifs réalisables, mesurables et concrets. Ces trois critères qualifient de vrais objectifs au delà des intentions, des prévisions ou des souhaits. Décidez l’ordre de vos priorités pour rester maître de votre calendrier.

2 – Chaque jour :  Faites une chose de bien par jour et demandez-vous le soir, ce que vous avez fait de bien aujourd’hui ! Faites en premier ce qui est prioritaire chaque jour et consacrez une heure par jour à votre priorité du mois. La moitié de votre temps  journalier est « gaspillé » dans des vraies pressions cachant des « fausses urgences » !

3 – Chaque mois : faites avancer une étape d’un projet correspondant à votre priorité.

Les trois enseignements de cette théorie : faites une chose de bien par jour, préservez une heure par jour pour votre priorité, consacrez 80% de votre temps à faire votre travail.

 

 

 

Le temps vide de l’ennui

Frédéric Taddéi dans son émission Europe 1 social club, sur Europe 1, demande à ses invités ce qui a changé depuis l’an 2000. L’instantanéité, la mondialisation et la connexion font soit-disant disparaître l’ennui, le rêve et la créativité. En fait, beaucoup de gens, près de dix millions de Français s’ennuient vraiment parce qu’ils sont vraiment seuls et d’autres s’ennuient sans se l’avouer. Ce qui définit le temps vide du clochard et du Geek.

Le temps vide du clochard

Les exclus s’ennuient et pourtant ils n’ont pas de temps à perdre et pas une minute à eux. Ils ne « s’arrêtent jamais ». Leur journée est sur-occupée et vécue dans un stress vital : chaque jour est un projet de sur-vie : trouver des toilettes, un coin sur un territoire, un abri lorsqu’il pleut, faire la manche, transporter ou cacher ses affaires. En fait, les SDF vivent la répétition du « même » calvaire : les 5 S : S’abriter, Subsister, prendre Soin de soi, être en Sécurité, échanger un Sourire.

LeS SDF subissent la « triple peine » du temps : 1 – les SDF disposent de tout le temps, d’un « trop plein » de temps. 2 – Ce temps est sans valeur marchande 3 – Ce temps est vide sans valeur affective…

Le temps addictif du Geek

Le temps des Geeks est atomisé par les réseaux sociaux virtuels. Vous voulez « détruire » un Geek ? Cachez la batterie de son smartphone. Il est mort. L’obsolescence accélérée des smartphones rend difficile le remplacement d’une batterie au bout de deux ans. Sans smartphone, le Geek déprime. Dans une « second life », vous prenez le risque, par addiction, d’oublier trois invariants qui font le sel de la vie : les autres, la réalité et le temps passe, sans vous !

Dix millions de Français s’ennuient vraiment parce qu’ils sont vraiment seuls et d’autres s’ennuient sans se l’avouer. Ce qui définit le temps vide du clochard et du Geek.

 

BOINC : un logiciel de calcul partagé

BOINC est un logiciel partageant les ressources inexploitées des ordinateurs réalisant des calculs utiles à la recherche éditoriale, médicale, scientifique. BOINC crée une communauté virtuelle partageant son envie de contribuer au progrès des connaissances et le sentiment de faire le « Bien » sans y penser.

L’intérêt de ce projet est triple :

  • supprimer l’utilisation d’un super-calculateur constituant un actif immobilisé coûteux en partageant la puissance de calcul de centaines de milliers d’ordinateurs
  • réduire l’investissement financier
  • limiter le risque matériel réparti sur l’ensemble des ordinateurs individuels intégrés dans la communauté virtuelle.

BOINC : la puissance d’un Boeing !

Le programme BOINC utilise les ressources inexploitées de votre ordinateur pour guérir des maladies, étudier le réchauffement planétaire, découvrir des pulsars et contribuer à des recherches scientifiques. Tout se réalise en 3 clics, 3 opérations et 3 minutes au plus. Le temps est réduit à une succession d’instant-tanés compressés ! Preuve : Il suffit de choisir un projet, de télécharger le logiciel et d’entrer votre adresse et un mot de passe.

Les 100 meilleurs participants  rassemblent 252, o78 volontaires partageant 476770 ordinateurs et une puissance de calcul de 5445 Petaflops.

Un réel engagement sans engagement personnel réel

BOINC réalise le paradoxe de la société du partage virtuel dont les résultats sont bien réels. Boinc apporte une réelle contribution dans le traitement des données – programmation, test, supervision et le traitement du contenu – publicité, documentation, traduction.  Par exemple, l’ordinateur de mon partenaire Joan Muller, calcule la forme d’une molécule d’un médicament. 

 Il est facile de « donner l’accès » à la mémoire de son ordinateur. C’est le reflet d’une attitude « consumériste », cool, passive, qui se donne « bonne conscience » à peu de frais. L’engagement personnel, en énergie, en temps, en argent est quasi nul ! Et le profit de l’opération sera « privatisé » ! BOINC réalise l’utopie de la société internet : un engagement réel et positif sans engagement personnel et sans risque assumé !

Le Pouvoir du retard

Mitterrand, systématiquement en retard, décidait de son temps à son avantage. Chez lui, le retard du pouvoir renforçait le pouvoir du retard.

Le Retard du pouvoir

« Un exemple bien connu : les retards systématiques de François Mitterrand (du moins avant que la présidence de la République ne resserre sur lui le carcan du protocole) Il semblait lui importer de se faire attendre. On l’a vu, lorsqu’il risquait d’être à l’heure, demander à son chauffeur de se ranger sur le bas-côté de la route pendant qu’il lisait son journal. Toute ressemblance avec une volonté de pouvoir ne saurait là qu’être fortuite… » page 85 L’art du Temps Jean-Louis Servan-Schreiber Fayard 1983 Le Coup d’État permanent

Le retard présidentiel présente trois caractéristiques :

  • Il est Systématique : le Président est en retard « même lorsqu’il risquait d’être à l’heure »
  • Il est Imprévisible : sa durée est aléatoire : combien de temps dure la lecture du Monde ?
  • Il est demandé c’est à dire voulu et assumé, sans se soucier de son impact sur les hôtes…

Le Pouvoir du retard sur celui qui vous attend

Le retard rend indécidable et met votre interlocuteur en votre pouvoir :

  • La surprise du retard est une émotion du stress. Attendre exerce une pression psychologique sur celui qui attend comme n’importe quelle surprise. Ouvrez un cadeau, vous éprouvez toujours un instant de surprise !
  • Le durée du retard renforce la vulnérabilité. L’attente renforce l’incompréhension, le doute, la peur chez celui qui vous attend. Il est placé, de facto, dans une position de « soumis » par rapport à celui qui le fait attendre. Imaginez-vous un jour de grève attendant le départ indécidable de votre train ?
  • Le retard renforce le pouvoir de celui qui l’exerce. Votre invisibilité, l’incertitude de la durée de l’attente rend impossible la décision : attendre, partir ? Comment décider ?