Vécu : Le temps c’est votre vie. Des observations sur le vif, des expériences, des rencontres, peuvent vous aider à prendre soin de vous de mieux en mieux !

Une minute, c’est si long !

Une minute c’est parfois si long ! Dans une animation DCF, pour prouver que le temps se décide, j’ai accordé une minute aux cinquante participants présents. Voici la consigne : « offrez-vous une minute, soixante vraies secondes  pour vous maintenant ! » Les participants, des commerciaux habitués à « courir après le temps », la pression et les journées trop courtes ont eu deux réactions opposées…

1 – une longue minute de fuite dans les pensées parasites

Nous pensons ne permanence. L’impensé, le fait de supprimer les pensées est impossible pour un humain. Descartes dans son « cogito ergo sum », en fait un critère définissant l’être humain.  Il pense donc il est. Ce qui le différencie bien nommés,de la tulipe…. Nos pensées négatives prédominent. 2/3 de nos pensées broient du noir. Surtout après une journée de travail dense. L’agenda, les mails à traiter, la facturation, les rendez vous en souffrance, bien nommés, les clients à relancer…Nos pensées consomment de l’énergie cognitive, réduisent notre capacité d’écoute et de présence, parce que nous sommes « pré – occupés » par ce qui s’est déjà passé ou ce qui va se passer…

2 – une minute d’évasion dans l’imaginaire

Des participants, en minorité, ont suivi la consigne sans (y)penser. Les premiers ont simplement fermé les yeux. D’autres ont élevé leur regard, ils regardaient vers le ciel…du plafond. D’autres encore ont écouté le temps qui s’écoulait. D’autres enfin, souriant se sont immergés dans ces soixante vraies secondes offertes, sans intention, sans objet, sans objectif défini. Un participant à revu le film de moments heureux de sa vie, avec ses enfants, à la plage…

Un cadre est  interrompu 75 fois par jour. Il dispose de 8 minutes entre deux interruptions. Et si vous décidiez d’arrêter le temp minuté trois fois par jour, en vous accordant trois vraies minutes. Vous vivrez un temps plein qui dure réellement plus longtemps parce que vous l’aurez décidé.

Une minute d’éternité

Une minute d‘éternité dure plus de soixante secondes. Nous vivons dans notre vie des instants magiques. Des instantanés bénéfiques durant une « éternité » et peu de temps dans notre vie. Notre bonheur grandit à chaque fois que nous vivons ce temps hors du temps minuté. Le secret : multiplier les minutes d’éternité en sachant qu’elles sont courtes au regard de la durée de votre vie.

Multiplier les minutes d’éternité

1 – Arrêter de dire : « je n’ai pas une minute à moi » ! A force de le dire, de le répéter, vous le vivez et vous courez après le temps qui vous manque toujours, comme un fait exprès. Le temps passe sans vous minute après minute. Intégrez les délais de route, marchez à votre pas, ralentissez !

2 – S’arrêter : marquer un temps d’arrêt comme vous le faites à un Stop ! L’expérience partagée par quarante millions d’automobilistes. Connaissez-vous la durée d’un Stop ? Il vous semble durer l’éternité… d’une minute !

3 – Arrêter de penser : Débrancher pendant le temps d’un feu rouge c’est possible. Il suffit pour bénéficier de cette possibilité de méditer d’utiliser une auto-immobile au stop ! Le mode d’emploi est décrit dans le billet : Méditer au feu rouge

La durée de l’éternité est sur-estimée

Nous sur-estimons la durée de chaque « instant – année » d’éternité… L’étreinte d’un Homme et une Femme est un un plan séquence qui en dure…8. Un coup de foudre se décide dans un regard de 7 minutes selon des chercheurs britanniques. En 1940, les Français riaient 19 minutes par jour, en 2000, moins d’1 minute.

Nous sur-estimons la durée de moments de Grâce, une forme d’éternité dans notre vie… La durée cumulée de jouissance d’un couple pendant sa vie est de quinze jours, une semaine, trois jours, 10 heures… La réponse est… 10 heures…

Une minute d’éternité, un instant magique, dure plus de soixante secondes. Le secret du bonheur : multiplier les moments d’éternité.

Méditer au feu rouge

Vous pouvez méditer pendant la durée d’un feu rouge.  A chaque feu tricolore. La durée d’un feu rouge est d’environ une minute au rouge. Il suffit de comprendre ce qu’est la méditation. Les enfants savent parfaitement ce qu’est la méditation lorsqu’ils sont « absorbés » dans ce qu’ils font.

1 – Méditer demande de s’arrêter

Dans le flux de circulation, vous êtes distraits, c’est à dire tirer dans deux directions en même temps : ralentir ou accélérer, dépasser à droite ou à gauche, prendre la file la plus proche ou la plus éloignée. Soudain, imprévisible, le feu rouge vous impose, que vous le vouliez ou non un arrêt forcé, l’arrêt de votre véhicule devenu une « auto-immobile », un instant d’arrêt pour vous.

La méditation demande une préparation physique : être assis ou immobile, vous l’êtes dans votre auto, une temps minimum, un temps interminable d’une minute et une solitude propice à la concentration. La majorité des conducteurs/trices sont seul(e)s dans leur voiture.

2 – Méditer demande de focaliser son attention

La durée de l’arrêt vous permet de focaliser, c’est à dire de concentrer votre attention sur un seul objet, un objet unique : le feu tricolore. Timothy Gallwey définit la concentration comme un « processus de soustraction » de tout ce qui distrait l’attention.  Moins de bruit. Dans votre habitacle fermé vous êtes protégé du bruit. Moins de contacts, vous conduisez seul.  Moins de mouvement, vous êtes assis, redressez-vous ! Moins de sollicitations extérieures. Le feu va vous y aider.

Il suffit pour vous de regarder le feu et uniquement le feu de manière à « soustraire » toutes vos autres pensées : la réunion à neuf heures, le retard possible, les coures à faire en rentrant, la pile de chemises, le projet alpha toujours en souffrance, les audits attendus…

Pendant une minute, vous pouvez méditer en focalisant votre attention sur le feu qui vous arrête !

Vivez un seul temps à la fois !

Le meilleur moyen d’éviter la déstructuration et la destruction de son temps consiste à le structurer en appliquant le principe du « 1 » : faire 1 seule chose à la fois 1 une fois dans 1 temps défini et respecté. A un temps « rempli » succède un temps « calme » préservé de la pression de l‘urgence par l’anticipation.

Un temps « rempli » au travail : décidez !

La responsabilité individuelle repose sur le fait de DÉCIDER de son temps et de respecter le temps défini.

1 – L’engagement de résultat dans un délai convenu et respecté. C’est le concept américain de ROWE – result only work environment- Le temps est consacré à la production du « résultat ». Les activités secondaires – réunions, transport, présence au bureau deviennent facultatives. La productivité des salariés augmente de 40%. Ce qui suppose l’existence d’une « culture du résultat » et non de la seule « présence »… qui existe dans les cabinets d’organisation anglo-saxons depuis les années 80…

2 – L’anticipation du planning : les managers communiquent leurs priorités du lendemain pendant la nuit, pendant que leurs employés dorment. Ainsi, ils conservent une matinée de travail utilisable pour autre chose…

3 – La programmation du temps consiste à définir, afficher et respecter un délai de réalisation d’une tâche sans interruption. J’appelle ce temps, le « temps bunker » et je le pratique par session de 2 heures.

Un temps « calme » pendant le repos : débranchez !

1 – Débranchez pendant le petit déjeuner « off » sans objet connecté et sans media. Il suffit d’aller au café…

2 – Débranchez en prenant vos congés prévus sans succomber aux « fausses » urgences et aux « vraies » pressions. Aux États-Unis le mot d’ordre « Take back your time » : partez trois fois par an aux dates prévues !

3 – Partagez votre agenda privé et communiquez à l’avance sur vos dates de vacances afin de les « fixer ».

Faites une chose à la fois, en une fois, dans un temps. Un temps « rempli »et temps « calme » se succèdent.

La polio, un avantage terrifiant !

Milton Erickson dans ses écrits affirme que la polio est un « avantage terrifiant ». Polio comme lui, paralysé de la jambe droite, je partage son avis. La polio fait gagner du temps par la lenteur qu’elle impose. La morale de l’histoire : faire un pas, prendre toujours le même temps : lent.

La polio, c’est moins

Chaque jour est un recommencement. Déplier sa jambe, étirer ses muscles atrophiés, faire un pas, lutter à chaque pas, contre le déséquilibre, percevoir avec anxiété l’inégalité d’une chaussée ou pire descendre une rue pavée sous la pluie. A chaque pas, je risque de glisser, de tomber et de me tordre une cheville… La vitesse de déplacement est imposée. La durée d’un trajet à pied est doublée. En moyenne, à Paris, vous parcourez 3 kilomètres dans votre voiture ou en métro.  Mon rayon d’action est limité à 800 mètres, la longueur d’un TGV de 10 voitures hors motrices.  La durée d’un trajet « confortable » pour moi est limité à 10 minutes. Il m’est impossible d’accélérer, contrairement aux « deux jambes » qui, eux, peuvent marcher plus vite ou même courir.

La polio, c’est plus

Les délais de route sont prévus. Il est impossible d’être « pressé » ou même en « retard ». La lenteur développe l’observation et la patience. Le temps de déplacement construit des stratégies d’adaptation ou d’évitement : travailler au téléphone, demander à l’autre de « faire la moitié du chemin », confirmer le rendez-vous qui est déplacé une fois sur deux… Utiliser une bicyclette pour mes déplacements quotidiens, par tous les temps pour être à l’heure à chacun de mes rendez-vous professionnels.

La polio démontre l’inanité des expressions utilisées par ceux qui vivent dans la « course du temps » : « tout va de plus en plus vite, je suis toujours pressé, je n’ai pas une minute à moi. »

La morale de l’histoire : faire un pas, prendre toujours le même temps : lent.

 

Hamidou : le service et le « soin »

Samedi 12 septembre, en fin de matinée, Hamidou a pris soin de moi et cela a changé vraiment ma journée… Avant de le rencontrer, j’avais attendu une heure sous un porche de l’avenue de Wagram la fin d’une pluie battante… Une averse habituellement dure trente minutes. Lassé de rester debout, je me suis dirigé vers le STARBUCKS situé au 23. Le café était bondé, occupé par des familles, des étudiantes en majorité, travaillant sur leur portable ou de jeunes couples manipulant leurs smartphones dans un silence entrecoupé par les éclairs des changements d’image de leur fenêtres luminescentes…

Le sens du service : servir un café

Derrière le comptoir, j’ai croisé les yeux largement ouverts et rieurs, le regard direct et frontal et le vrai sourire de Hamidou.

Servir un café con panna, servir avec soin un café brûlant, la tasse sur une soucoupe, la crème fouettée à l’intérieur de la tasse sur un plateau vraiment propre définit « le service » commercial.  Un autre employé, voyant que j’étais encombré, m’a gentiment proposé de porter mon plateau et m’a « fait une place » sur une banquette à côté d’une jeune fille poursuivant une conversation défilante sur son smartphone rangé dans un étui en caoutchouc souple rose surmonté de deux oreilles de lapin.

Le sens du soin : partager un moment

Au delà du service, un café, Hamidou a partagé un instant avec moi. J’ai commencé à échanger en anglais et nous avons éclaté de rire ensemble de cet impromptu. Il aurait pu, rester en dehors de mon « délire » comme un serveur. Il a su créer un « instant magique »  ! Cet instant est un instant de vie, une parenthèse enchantée et la vie a repris son cours.

Hamidou a pris soin de moi, partagé un moment, un éclat de rire et un vrai sourire qui a changé vraiment ma journée…

 

 

 

La joie fait gagner du temps

Séduisante et contagieuse, la joie inspire confiance. La joie fait gagner du temps ! Nous sommes traversés par six émotions essentielles dont chacune a son revers. La colère peut dériver dans la violence. Le dégoût, la tristesse vous isolent. La surprise et la peur peuvent paralyser. La joie est la seule émotion vraiment positive.

La joie 5 A fait gagner du temps

La joie est une émotion  5 A

1 – Acceptation inconditionnelle de la réalité telle qu’elle est. Les personnes heureuses ont fait la paix avec leur passé qui est dé-passé, mort et donc accepté parce qu’il nous constitue.

2 – Affirmation sereine : la joie s’entend. Lorsqu’une personne dit « je », parle en son nom, affirme des points de vue constructifs dénués d’intérêt personnel.

3 – Autorisation sans limite : Les personnes joyeuses prennent leur place sans demander l’autorisation. Les personnes joyeuses vous font une place sans vous demander votre autorisation et vous la prenez sans l’avoir accordée consciemment parce qu’elle est juste.

4 – Authenticité : la présence physique et émotionnelle, la spontanéité et l’aptitude à créer instantanément un lien simple avec chacun est un marqueur de la joie.

5 – Attention : une personne joyeuse pratique une vraie présence à l’autre, parce qu’elle a fait la paix avec elle-même d’abord… Des marques d’attention subtiles la révèlent : un regard, un soin ou un éclat de rire, une écoute qui ne n’interroge pas, n’argumente pas, ne projette pas « son » point de vue pour avoir le dernier mot.

La joie est séduisante : elle inspire confiance

La joie est séduisante. Expression de la vie, elle donne envie. Elle dynamite les barrières,  les a priori ou les pré-jugés. La joie rassure instantanément. Une personne joyeuse se « livre »et démine les « pièges » imaginaires… La joie est présence ! La confiance est acquise sans condition et sans délai.

La joie est la seule émotion vraiment positive. Séduisante et contagieuse, la joie inspire confiance.

Le temps dérobé : prendre le temps

Frédéric Chopin a inventé la notion du « temps dérobé ». Franz Liszt dit : « On ne joue pas en mesure. Le tronc ne bouge pas, mais les branches bougent »  cité par François Dumont sur Europe 1 dans « C’est arrivé cette semaine » 13/09/2015. « Il faut que la musique naisse du silence. »Comme la vie. Le temps dérobé est un temps décalé et sans mesure. Le temps dérobé réalise ce paradoxe d’être en même temps, mesuré. Il suffit d’une minute chronométrique pour le vivre : ce temps sans mesure est intérieur.

Le temps dérobé est un temps décalé

Nous sommes comme les arbres de Liszt, ballotés par le cours de la vie. Nous courrons pour rester dans le courant : le stream. Le stream structure nos vies, que nous le voulions ou non. Ceux qui restent en dehors de la course du stream, les exclus d’Internet, sont, du même coup, des exclus économiques et sociaux. Ils restent sur le bord du fleuve ou de la plage à regarder les vagues. On pourrait les appeler les STOCK

Un temps mesuré et sans mesure

L’heure est extérieure, mesurée par des horloges sur nos smartphones. Le temps est intérieur, humain, intuitif. Chacun(e) a sa mesure et sait le mesurer en fonction du moment, de l’humeur et de la nécessité. Les STOCK se déplacent dans les trois temps de la vie, le passé de leur existence, ils sont plus âgés, le présent qu’ils vivent et le futur qui définit un présent en accélération.

Échoués comme des bouteilles à la mer, les STOCK ont un avantage comparatif. Ils vivent un temps décalé. Le temps dérobé échappe au temps prométhéen. C’est un temps non mesuré et non mesurable. Le temps dérobé réalise ce paradoxe d’être en même temps mesuré, il suffit d’une minute chronométrique pour le vivre et sans mesure, c’est un temps intérieur.

Le temps de l’initiative

Face aux dysfonctionnements, à la pénurie de moyens, à l’inadaptation des méthodes et à l’absence de finalité trois attitudes sont possibles : l’évitement, l’incurie du je m’enfoutisme ou l’initiative.

Faire preuve d’initiative

Faire preuve d’initiative est une question de « bon sens ». Cette formule dit l’essentiel.

1 – Faire quelque chose au lieu d’attendre, de se plaindre ou de constater un dysfonctionnement.

2 – Preuve en est donnée par l’action, la réalisation et le résultat.

3 – Initiative désigne le passage à l’acte, l’engagement au delà de la prise de conscience ou de la plainte de la victime qui s’enferme dans son discours. Le proverbe chinois le dit : « Les paroles ne font pas cuire le riz. »

Une question de bon sens

L’initiative individuelle, l’air de rien, est le signe d’un « vrai » changement. L’initiative est une triple permission :

1 – Sortir d’une action impossible, inutile, absurde/incohérente en l’absence de moyens, de méthode ou de finalité. Ce qui équivaut à donner un sens à l’action et sortir du « non sens » de l’absurdité.

2 – Redonner du sens à un chemin. Nous avons besoin d’une finalité pour agir. Chacun peut donner un sens à ce qu’il fait. Chaque instant peut-être « vide » ou « plein » de sens en fonction du regard que nous portons sur la vie. Chaque activité peut-être « vide » ou « pleine ». Le repassage, sous cet angle, est une « corvée » fastidieuse ou une activité « pleine de sens », dans le plaisir de porter une chemise sans « faux-pli » qui rend beau ! C’est peut-être une idée d’homme qui repasse lui-même ses chemises !

3 – Supprimer l’incohérence vécue par le salarié : Comment vendre une police d’assurance inadaptée aux besoins des clients ? Toyota,  a réintroduit les trésors vivants , les meilleurs ouvriers, dans ses usines sans ouvriers, parce que les robots sont incapables de prendre une initiative et se dérèglent…

Face aux dysfonctionnements et à l’absence de finalité l’initiative redonne un « sens » à l’action.

 

Le soin du temps : care, cure, cool

Le soin revêt un triple sens et donne le sens de l’histoire. Aujourd’hui le soin de la personne, faire attention, le soin de l’objet, prendre soin, le soin de la relation, savoir vivre ensemble s’évanouissent dans une économie qui manque de soin.

L’incurieux c’est celui qui « s’en fout !  » ne fait pas attention. Il a oublié le contenu de la relation sociale : un objet réel, symbolique ou virtuel est échangé entre deux personnes qui attendent un bénéfice mutuel.

Soigner c’est faire attention et prendre soin

Faire attention : Traiter une personne, une affaire, un travail avec soin, c’est être investi, à l’écoute, prêter attention à l’autre, à l’objet ou au projet. L’artisan fait attention à la « commande » parce qu’il crée, à partir d’un savoir, d’un savoir pratique accumulé, un objet réel ou virtuel répondant réellement au besoin d’un client.

Prendre soin du travail parce qu’il a du sens. Le philosophe Bernard Stiegler oppose emploi et travail. L’emploi livre un service standardisé à des consommateurs. Les employés ne « travaillent pas » parce qu’ils suivent des « routines », s’inscrivent dans des procédures et des contraintes pré-définies. Le travail repose sur un métier, développe un savoir critique, un savoir pratique et un savoir vivre, une capacité d’adaptation sociale.

Savoir-vivre ensemble développe le soin

Savoir vivre ensemble : Un travail réussi se reconnaît au savoir-vivre apporté par le travailleur : un soin matériel dans l’attention aux détails, un échange et un objectif clairs, un assemblage invisible. Un soin personnel, le travailleur « s’engage », met du sien dans sa production : il définit un angle, une manière, un style. Un soin social parce qu’il fait réellement attention au commanditaire.

L’incurieux ne fait pas attention. Il vit dans un je m’en foutisme « cool ». Il manque de « care » parce qu’il est désinvesti. Il a oublié le soin de l’autre : cure. Il n’en a cure !